Pour faire face au désengagement, les entreprises font preuve de beaucoup d’imagination : développement personnel, avantages en nature, formations diplômantes, etc…

Mais elles mènent aussi en parallèle des actions complètement opposées : centralisation des décisions, communication interne étriquée, baisse des salaires, actions vers les clients donnant à penser que jusqu’alors rien n’avait été fait pour eux, pressions de tous ordres.

Au lieu d’être motivés à nouveau, les collaborateurs se sentent surtout déconsidérés. Ne soyons pas étonnés qu’ils partent à la première occasion. Certains démissionnent même parfois avant d’avoir trouvé un nouveau travail.
Il n’y a pas que la motivation qui compte…

Lorsqu’une direction se plaint du peu de motivation de ses collaborateurs, c’est une excuse. Ce qui est sûr, c’est que le(s) manager(s) ne sait pas trouver les moyens de les motiver. Par voie de conséquence, c’est donc lui (eux) qui est (sont) en cause et doit travailler pour changer :
- Comment est-ce que je considère mes collaborateurs ?
- Comment sont-ils impliqués ?
- Comment les problèmes et difficultés sont-ils abordés ?

Le seul objectif est de « donner envie », »donner la niaque » pour permettre que chacun puisse s’épanouir dans l’entreprise

Quelques pistes…

Et si le manager se mettait, pour un temps, à la place du managé et s’interroge: A quoi peut-il bien être sensible ?, Qu’attend-elle de moi, aujourd’hui ?

A mon sens, ce que l’autre attend tient en deux mots : exemple et respect.

Des pages et des pages sont consacrées aux idées pratiques.
Mais on ne sait si elles fonctionnent qu’après les avoir testées. J’ai chois de vous en livrer quelques unes, fruits de mon expérience personnelle :

- Grâce à une marge de manœuvre maintenue en toute circonstance (même s’il y a faute), valoriser les points forts tout en préférant la mise en situation concrète aux grands discours.
- Responsabiliser plutôt que déléguer (la délégation est souvent perçue comme « c’est toujours moi qui fait la m…. »)
- Etre transparent et communiquer. Les collaborateurs adhèrent aux décisions et sont capables de comprendre les difficultés.
- Adopter un langage respectueux et respecter la vie privée.
- Ecouter.
- S’efforcer de garder les bons (meilleurs) éléments en les récompensant (sans que cela devienne un dû) et en leur proposant des perspectives.

Je crois que la capacité de motivation est la première qualité d’un chef
Par contre, celui qui déconsidère, démotive et se sépare des meilleurs devrait être le premier remplacé… MOTIVATION.jpg