Entretien annuel: mon approche
Par L. SCHWARTZ le jeudi 8 janvier 2009, 21:28 - Expériences concrêtes - Lien permanent
J'ai découvert l'entretien annuel en 2002 seulement.
Avant, je pratiquais chaque année le rite des notations: rendez-vous formel avec mon supérieur hiérarchique qui me communiquait son appréciation sur ma manière de servir et mes aptitudes générales. Je signais ensuite ma feuille de notes dactylographiée et prenais connaissance de mon niveau de notation.
Ce dernier permettait d'établir ensuite un classement parmi mes pairs et conditionnait l'avancement. Entouré d'un grand secret, ce classement ne m'a jamais été communiqué.
Cela se passe sans doute encore comme cela dans l'armée...

Depuis 2002 donc, les choses sont différentes et comme je dois rencontrer mon chef de service la semaine prochaine pour mon EPA (entretien professionnel annuel), j'ai donc choisi de vous présenter ici ma manière de m'y préparer.
Car évidemment, pas question de s'y rendre les mains dans les poches - ou alors il ne faudra pas se plaindre après !!!...
Mon attitude
Quel que soit le sujet, je m'efforce d'être positif. J'ai rapidement compris que même s'il ne le dit pas clairement, le chef ne s'éclate pas pendant les entretiens annuels: discussions interminables parfois, paperasse à foison. Il faut donc d'emblée se différencier, sortir du lot en étant force de proposition.
J'ai également vite compris que lorsqu'on est sûr de sa valeur et clair sur les actions menées, la tâche est grandement facilitée et il est plus facile de se décontracter.
Les sujets que j'aborde
Les avis des spécialistes en la matière sont partagés, certains conseillent de ne parler que du bilan des actions passées et des objectifs futurs sans évoquer la rémunération, d'autres sont plus libéraux.
Pour ma part, je ne m'interdis aucun sujet et n'hésite jamais à aborder le sujet de la rémunération sous réserve de pouvoir l'argumenter.
Les "billes" que je prépare
3 mois environ avant, je rédige un document de synthèse des actions menées durant l'année écoulée. En général il s'agit d'un tableau comportant les colonnes:
Action: qui décrit ce que j'ai réellement fait sur le sujet,
Situation avant: qui décrit la situation avant que je ne réalise l'action et dans lequel je m'attache à faire ressorit les manques et dysfonctionnements,
Situation après: qui a pour objet de faire ressortir les GAINS (financiers, fonctionnels, organisationnels, ...) et la pérennité,
coût: qui traite de l'investissement (financier et humain) nécessaire pour cette action,
Risques et difficultés: qui permet de mieux cerner mon degré d'implication car j'y détaille les actions mises en place pour y pallier.
Ce document est tenu à jour jusqu'à l'entretien. Il contient aussi les axes d'évolution que je proposerai pour mon poste ainsi que les actions qui pourraient être menées collectivement pour générer de la valeur par le système d'information
En général, le résultat est assez probant...
Bon EPA !!!...
Voir aussi la video:http://www.lexpansion.com/carriere/l-entretien-d-evaluation_131932.html




Commentaires
çà va commencer à être la période ! Merci pour ces pistes, cela sera utile à beaucoup (dont à moi)
Merci Lionel. En ce qui me concerne, objectifs des Entretien Annuel : Mars.
Comme toi, je m'y prépare deux ou trois mois à l'avance et ne refuse aucun sujet. Sauf, celui du salaire, qui est d'emblée écarté par mon responsable. C'est une politique de management de mon entreprise. Les entretiens annuels ne sont pas fait pour parler salaire, en contre-partie, en fin d'année, les managers sont à notre dispositions pour les négociations salariale.
Dans ta préparation tu cites "avant et après", je fais aussi un point "Pendant".
Enfin pour sortir du lot, comme tu le dis, chaque mois, je me prends une dizaine de minutes pour faire cet exercice sur le mois écoulé, exercice que je synthétise dans un mail à mon manager. Ainsi à la fin de l'année, on gagne du temps, puisque chaque mois, il avait réponse à ces questions.
Merci Bertrand pour cet éclairage sur ta méthodo. Le reporting "actif" est effectivement une action permanente et nos démarches se rejoignent.
Peut-être aussi y sommes-nous plus familiers du fait de nos antécédents militaires...
Cordialement;,